Meilleurs films de Western, Cowboys, Far-West, Indiens 7/10 – 8/10

Je vous présente d’abord des westerns qui m’ont semblé méritants – La liste est déjà longue mais vous pouvez voir ce qui sort ici avec le mot clef « western », toujours actualisé :

https://librecritique.fr/?s=western

Suite aux liens internes ci-dessous, il y a une petite introduction à ce genre.

Petite introduction à ce genre.

Le western est un genre très particulier qui obéit à des règles bien précises. Des règles que les meilleurs réalisateurs s’empressent de détourner.

A la base, c’est un récit merveilleux et nostalgique, qui implicitement nous ramène à une Odyssée fantasmée de pionniers. L’immensité des paysages US remplace la grande mer Méditerranée. Mais les combats titanesques demeurent fondamentalement les mêmes.

Il faut des conquérants, des figures archétypales, pour que cela marche. Des acteurs ont su coller à ses figures légendaires. Ils ont fini par représenter ces caractères forts. On les confond même.

  • On connaît bien le cas de John Wayne mais il y en a bien d’autres. Je pense par exemple à un type bien différent en la personne de Henry Fonda, moins fonceur, plus réfléchi.

Il faut des principes simples.

Dans ce monde encore peu civilisé, il est difficile de faire respecter des règles légales. Mais rapidement des formules locales se mettent en place pour ne pas tomber dans la sinistre loi de la jungle. On tente de contrer les plus forts quand ils sont malveillants.

  • Il y a d’abord le secours de la religion qui remet le jugement à plus tard.
  • Il y a la justice expéditive du groupe.
  • Il y a la stérile vendetta.

Le maitre concept du genre c’est la vengeance.

  • De nos jours, l’esprit vengeur turlupine les « petits » accablés par leurs chefs intransigeant et/ou des administratifs obtus. C’est la même chose pour ce petit dépassement de vitesse et bien d’autres choses dans la vie courante. De vrais appels au meurtre pour laver ces « injustices ».
  • Et mêmes nos classiques au théâtre sont dans cet esprit des hautes plaines. Regardez de prêt, vous verrez, ce sont bien des scénarios de western. Le Cid ne parle que de vengeance, et il n’est pas seul dans son cas (*)

Pas étonnant que les spectateurs veuillent éprouver, par procuration, ce vent de liberté – et un certain sentiment de justice – que leur procurerait la jouissance d’un Colt sans contraintes ni addition à payer.

Il faut un ennemi, car un western n’est jamais tranquille. Et quand on ne le trouve pas intra muros il est commode de le chercher à côté. Les sauvages sont des cibles bien pratiques. Suffisamment déshumanisés, c’est une sorte de tir aux pigeons, sans conséquences. Pour les Mexicains c’est à peu près pareil.

On peut aussi se battre contre des éléments, comme pour Ulysse. Le blizzard, la montagne, le fleuve…

On se bagarre aussi très régulièrement pour les « femelles » (désolé d’être si trivial) et voilà un autre principe intemporel. Ce n’est pas toujours explicite. La version polie consiste en un repos du guerrier, où immanquablement le héros repart avec la plus belle.

J’ai connu des gens très intelligents, très cultivés, qui n’auraient pas raté un western de qualité, ou même un bon nanar.

Maintenant on tourne et on retourne les westerns dans tous les sens. Avec les meilleurs concepteurs contemporains cela donne des résultats remarquables. Plus besoin de connaître toutes les a priori du genre, l’essentiel c’est l’évasion.

Bien entendu, je n’ai fait qu’effleurer le sujet. D’autres en parlent bien mieux que moi. A part peut être les Rintintin et le Au nom de la loi, je n’ai pas eu la chance de tomber dans la marmite magique quand j’étais tout petit.

(*) Don Diégue

Digne ressentiment à ma douleur bien doux !

Je reconnais mon sang à ce noble courroux,

Ma jeunesse revit en cette ardeur si prompte.

Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte,

Viens me venger.

On a aussi les pires films du genre, si vous voulez :

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